lundi 3 novembre 2008

Retour à l'équilibre.


Pourquoi ne pas faire simple ? La verticalité est vécue dans notre équilibre, lorsque la marche le met en question et que le corps, plein d'une sagesse éprouvée, le réaffirme. Pour la proposer au regard, pour aider la main qui cherche à la tracer, un triangle isocèle rectangle, un fil partant de son sommet et un poids effilé en son bout, une marque au milieu de sa base. L'archipendule, précise, porteuse de l'évidence, trace la ligne verticale, et permet de reconnaître l'horizontal. Elle peut être dérangée par des mouvements qui s'impriment en elle en une danse calme. Une fois le vent ou la tempête passés, imperturbable elle retrouve la verticale. Comme un équilibre résolu. Choisi contre ce qui pourrait chercher à tourmenter ou à distraire.
L'archipendule réalise ce que je cherche ; voilà ce que je me suis dit. La certitude de retrouver le calme de la verticale. Il y a aussi de la solitude dans cet instrument qui guide architectes et maçons. Un cadre, un fil, un poids. Seul mais assuré. Admirable modèle, elle trouve qui sait l'apprécier. Ignorée, elle demeure elle-même. Un instrument sage.
Trouver en moi un tel équilibre simple. Le souffle devenu conscient, guide des mouvements, inspirateur de l'attention, offre l'occasion de cette recherche. Pour se retrouver. Un chemin à suivre.

3 commentaires:

Grande question ! a dit…

Bonsoir !
Belle photographie. Un texte qui nous renvoie à notre recherche permanente d'équilibre, tu sembles avoir trouver une voie, une solution, même si elle implique de ne pas toucher terre. C'est une jolie idée.
Corinne
ps : j'ai bien ri de ton commentaire, j'essayais d'imaginer la version féminine du petit homme à l'imperméable..mais sans le cigare (quand même) !
Corinne

En passant a dit…

Belle remarque à propos de cette "solution" qui reviendrait à "ne pas toucher terre". Plutôt qu'une solution c'est un moment, une manière de dessiner du calme, sans savoir si, à l'épreuve de ce qui se présentera, le dessin ne s'effacera pas.
Ton postscriptum m'a réjoui : il n'y a guère qu'un homme qui ait besoin d'un imperméable ; une femme a plus de subtilité. Quant au reste (quand même), il y a beaucoup mieux, bien sûr.

Grande question ! a dit…

...les femmes préfèrent les parapluies !
Les pendules, temps suspendu, dessinent la marche du monde, inexorable.